44. Demande et Déclaration

44. Demande et Déclaration
Aie Pitié, embrasse moi donc.
Je ferai hurler les étoiles,
Je ferai venir milles joncques,
Si, pour moi, tu portes le voile.

Comble les vides de mon coeur
Et je te servirai à mort.
Donne moi un peu de chaleur
Et je frabiquerai ton or.

Chaque moment, je pense à toi,
En ton sein est toute ma foi.
Sois l'édit de mes passions.

Ton être me rend si bestial,
Pour ton coeur, j'ai l'amour létal.
Et si, pour s'aimer, nous luttions...

Le retour du sonnet !! Bah, le titre est assez explicite je pense et le reste aussi. Juste une précision, le voile énoncé est celui de la mariée et non de l'islam (on sait jamais ce que vous allez penser, je ne fais plus de poèmes polémiques).
Ce qui m'a inspiré? Difficile à dire, peut être un sentiment de sollitude qui en a marre de ne pas finir.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 05:38

Modifié le dimanche 13 mai 2007 06:58

43. Sous la Tourbe

43. Sous la Tourbe
Quand tous les glas sont achevés.
Quand les tintements ont cessé.
Quand le tombeau est décoré.
Quand les larmes sont écoulées.
Quand le cercueil est enterré.

Sous la Tourbe, l'âme renait
Sous la Tourbe, le corps laissé
Sous la Tourbe, abandonné
Sous la Tourbe, prisonnier
Sous la Tourbe, seul, oublié


Un poème court, franc et direct qui indique en fait le comportement qu'ont les gens à propos de l'entretien des tombes de leur proche. Beaucoup y vont peu, d'autres pas du tout, aucune mémoire n'est présente physiquement, c'est pour cela que le corps est oublié. Mais la mémoire spirituelle demeure, d'où la renaissance de l'âme.
L'idée m'est simplement venue en lisant le mot "tourbe", dans un devoir de SVT. Ca 'mévoque une boue sombre dans laquelle il ne fait pas y mettre le pied.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 05:07

Modifié le dimanche 13 mai 2007 05:31

42. La Colère de Léviathan

42. La Colère de Léviathan
Tapis dans les fonds de la mer,
Il nous attend, grand et fier,
Le seul dragon, sans feu, sans ailes.
Aberration, mais naturelle.

Prions l'erreur de la Génèse,
De ne pas dévorer nos aises.
Aspirant de la peur divine,
Maître de toutes les toxines.

J'aime le Craint de tous les gens,
Le grand serpent, Léviathan.
La mort vient des profondeurs,
Suprême et géant, il attend son heure.

Les Lamias chantent son nom,
Même s'il mange tous les démons.
A son réveil, la fin des jours,
Par sa colère... pour toujours.

Quand j'ai relu le poème précédent, je me suis dit "et si je faisais toute une série de poèmes consacrés à un monstre, une race fantastique". En fait je ne pense pas la faire entière d'un coup mais petit à petit, selon mes envies, car celui est déjà plus court et je suis dans une période ou j'aime que le poème soit bien long avec une belle histoire dedans. =).

# Posté le dimanche 13 mai 2007 05:00

41. La Nuit de Morphée

41. La Nuit de Morphée
Une nuit, comme chaque nuit :
La déesse appelle, Morphée supplie.
Pour agrandir son armée d'endormis,
Elle promet de doux rêves si jolis.
Elle le fait une fois le jour fini.

Elle alourdit toutes les paupières,
Cachée du soleil, roi de son enfer.
Morphée est une déesse mortifère
Et l'empyrée fait partie de ses terres
Et Son étreinte est celle de l'hiver.

Pour quelques heures ou pour l'éternité,
Elle adore les corps paralysés.
Elle les prend dans son royaume privé,
C'est celui que l'on ne voit jamais
Mais aussi, là, où chaque rêve nait.

Elle tourmente tout l'inconsient
Et si parfois, Morphée chauffe le sang,
Gelé reste tout son corps entourant
Les âmes de tous les petits enfants.

Cette nuit, telle aucune nuit,
La déesse s'endort, Morphée servie,
Par sa toute grande armée d'endormis,
Elle ferait de doux rêves si jolis,
Seulement si le jour se finit.

Voilà un poème écrit sur la nuit et sur le sommeil, ici on fait passer Morphée (déesse du sommeil je ne sais plus dans quelle mythologie (il est 23:06 !!)) pour une esclavagiste qui n'attend que nos yeux soit clos pour nous voler nos âmes et "tourmenter notre inconscient".
L'idée m'est justement venue car je voulais pas dormir.

# Posté le samedi 12 mai 2007 17:08

Modifié le samedi 12 mai 2007 19:13

40. Mille Baisers de la Dame Vampire

40. Mille Baisers de la Dame Vampire
I. A la recherche d'une tendre Etreinte

J'ai parfois ce sentiment,
De mourrir lentement.
Quand j'ai cette sensation,
Tout se remet en question...

Alors là Elle apparait...

C'est comme si j'étais sourd,
Comme si le Mal n'était pas,

Comme s'il n'y avait pas d'amour.
C'est comme si j'étais dans ses bras.

"Mais demain tout ira mieux,
Demain tout sera parfait."
Mais tout ça n'est qu'illusion
Me poussant à l'isolation !

Il n'y a que la Vampire
Pour m'inviter à dormir,
Car demain tout ira mieux,
Demain tout sera passé.

Nous commençons à parler

II. L'Avenir souhaité par le Sang

Ô chère Dame Vampire,
Toi, fais de moi ce que je n'ai jamais été,
Donne moi des larmes pour enfin pleurer,
Prête moi ton elixir.

Ô chère Dame Vampire,
Donne moi la force que je n'ai jamais eue.
Peux tu guider mon esprit car il est perdu ?
Pour moi, dompte mes désirs.

Ô chère Dame Vampire,
S'il te plaît, montre moi le sens de ma vie.
Je t'en supplie, tu es ma dernière amie,
Mords moi pour te nourrir.

III. Le sang au Sol et la Peau entre ses Dents

Oui, c'est dans un brouillard épais,
Qu'Elle m'a bien emporté,
Où nous luttons pour un baiser
Mais c'est Elle qui a gagné.

Là, Elle est sur moiet me lèche
Et appuie sa peau fraîche
Sur la mienne, tout en sang.
Elle me caresse de ses dents.

Et c'est ainsi qu'Elle m'aspire,
La plus belle Dame Vampire.
Elle me mord tant que je respire.
J'aurai tout fait pour la chérir.


Voilà un poème qui représente ce que je souhaiterais, la Dame Vampire représentant mon âme soeur, ma meilleure amie, ma fin.

# Posté le jeudi 03 mai 2007 11:38

Modifié le jeudi 03 mai 2007 13:00