49. Petite Histoire contée par une Etoile hurlante

49. Petite Histoire contée par une Etoile hurlante
Faîtes le silence mes enfants, fils de la nuit,
Ecoutez mon histoire avant d'aller au lit...

Esmellra, princesse célibataire et belle,
Pour, un jour enfin, recevoir sa paire d'ailes
S'en va chercher un homme fougueux, plein de zèle.
Avec lui, elle voulait dépasser le charnel
Mais il devint fou de sa peau, hélas pour elle.
Elle n'avait jamais rien connu de tel,
Comme à chaque nuit il était sous elle
Et Esmellra tenta de fuir malgré elle...

Il la chercha partout, même au delà des flots,
Il lui avait promis de l'emmener si haut.
Il la retrouva au milieu d'un plateau
Et ses mains parcourirent à nouveau son dos.
Il l'aimait fort. En fait, il l'amait beaucoup trop.
Alors, il lui offrit un ultime cadeau :
Il but une dernière fois de son eau
Avant de lui déchiqueter toute sa peau...

Un poème assez court inspiré d'une idée qui me traversait l'esprit subitement, en d'autres termes, un coup de speed. Bon d'accord, on peut y voir des clins d'oeil à ma personnalité et mon histoire mais ca ne s'est jamais réalisé, je tiens à le préciser.

# Posté le lundi 28 mai 2007 08:23

48. Le Jardin de l'Intra-Chaîr

48. Le Jardin de l'Intra-Chaîr
Il était une fois, au dessus des lois,
Dans le monde intra-chaîr, une nouvelle porte
Donnant sur l'au delà, à mille pas.
Portail blanc des enfers, d'une tout autre sorte.

C'est par là est entré, le cher ange d'ether.
Elle est petite et elle est belle et elle est fière.
Le parfait succube des nuages blancs qui font rêver,
Déjà, par Miam, un jardin des délices naît.

Toute fleur et tout arbre y sont les bienvenus.
Au milieu de la brume de la sollitude
Est appararu le grand jardin des coeurs bien rudes.
Chaque jour le lys noirci est entretenu.

La douce culture du poison le plus lent
A débuté. Elle est là où coule mon sang.
Ce tendre jardon est voué à la destruction.
Qui peut cultvier cette désolation ?

Dans la lignée du Dix-Septieme et Dernier Automne, ce poème hyper métaphorique raconte en fait que quelqu'un a enchanté ma vie et ça s'est mal fini, d'une façon générale, il exprime un malaise vis à vis du destin cruel que j'attribue aux relations avec les gens que j'apprécient beaucoup : la fin inévitable.

Tant que j'y suis je voudrais vous demander, ce que vous trouvez de plus beau, plus adorable, plus mignon et ce que vous détestez le plus, qui vous dégoute, qui vous fait peur, c'est pour deux prochains poèmes, merci.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 07:32

47. Pendant que Nous jouons Tous Deux

47. Pendant que Nous jouons Tous Deux
Cauchemar et machination
Vengeance puis humiliation
Destruction pour la passion
Les pleurs avant la damnation

Pendant que nous jouons tous deux
Puis je te dire "Je te veux"?

Folie noire et excitation
Tremblements et palpitations
Carresses puis les positions
Hurlements avant l'explosion

Pendant que nous jouons tous deux
Puis je faire ce que je veux ?

Sadisme et éviscération
Boucherie et strangulation
Amour avant l'immolation
Déflagration puis terminaison.

Chaque paragraphe donne un côté de l'amour ; en premier l'amour impossible, ensuite l'amour charnel et enfin la fin de l'amour. En fait, j'en suis pas trop fier, c'est écrit sur un coup de sang et parce que je voulais faire un poème avec des strophes sans verbe. J'ai de ces idées parfois.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 07:23

46. Dix-septième et Dernier Automne

46. Dix-septième et Dernier Automne
Au cours du dix-septième printemps
J'eus aperçu ce cher Ange d'ébène.
Mais Elle était en même temps
Ma passion, mes larmes et ma haine.

Maintenant, Elle a trouvé Sa lumière,
Pendant mon plongeon dans les ténèbres.
Et je peux voir de ma tombe sa chaîr,
C'est mon souvenir du démon célèbre.

Chère Marjorie, je dois bien tenir :
A chaque aube, je manque toujours d'air.
Elle gardera encore mon enfer,
Des lacs séchés, je suis le martyr.

Et je crois que si on se comprenait,
Alors je pense qu'Elle me dirait :

"Sans avoir une fois touché ma peau,
Je t'ai révélé un secret Niflheim.
Ensemble nous avons été si haut,
Dans l'éther, se trouve notre Nifhleim."


Au cours du dix-septième automne,
La terre commence à me dévorer,
Pulvérisé par les sombres lionnes.
Dix sept, c'est le dernier.

Chère Marjorie, ma tendre folie,
En courant, est tombée dans un tombeau.
En mangeant tous les insectes Elle survit.
Alors que ma gorge a soif de Son eau.

Et je crois que si on se comprenait,
Pour elle, Marjorie, je survivrai.

Un poème commencé lors du bac blanc et achevé plus tard. Plein de sens caché qu'il serait trop long à expliquer, c'est en gros, mon histoire la plus importante de ma vie à ce jour.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 06:06

45. Un An de Mariage avec un Fantôme

45. Un An de Mariage avec un Fantôme
Elle était une divine créature,
Une reine de mon sale mon irréel
Elle est maintenant l'une des pires tortures.
La succube a, comme l'ange, sa paire d'ailes.

Autour du coeur de ma sollitude sans fin,
Sur mes épaules, elle dépose ses deux mains.

Elle est la lune dans mes nuits sans étoiles,
La plus agréable de maints tortionnaires.
Mais elle s'est perdue dans ce côté du voile,
Elle est redevenue rêve, dame d'enfer.

Elle est toujours à mes côtés en me hantant.
Elle se repose sur moi en me tourmentant.

Elel est la perle dans mon monde où tout pourrit.
Elle est mon amante fantôme, mon amie.
Moi, le maître de ma consciente folie,
Je désire embrasser l'esprit de Marjorie.

Un poème que j'apprécie car les vers en disent long. Le voile énoncé est une conception de la séparation du monde des rêves et du monde réel.
Ce qui m'a inspiré : ma Muse (car elle le reste), "Her Ghost in The Fog" (de Cradle of Filth), mon sentiment d'être toujours au côté d'un fantôme qui m'enlace quand j'ai froid.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 05:47