54. Regard dans le Miroir des Abominations

54. Regard dans le Miroir des Abominations
C'est quand on s'approche du miroir de trop près
Que le reflet de notre monde disparâit,
Où le jour devient nuit, où la vie devient mort ;
Où les enfants naissent dans le cimetière ;
Où les nuages sont monts et le ciel, terre ;
Où l'argent est déchet et possière est or.

Le clown y voit son reflet le plus meurtrier.
La jeune mariée voit le sien pleurer.
Mais ce sont nos larmes qui coulent dans leurs veines
Et ce sont nos baisers qui nourrissent leur haine.
Car, ils sont les reflets de nos vies, à peine pervertis.
Le reflet du pauvre est riche, le grand est petit.

Regard dans le miroir...
Les yeux muets d'autrui...
La ville y est barbare...
Il pleure, tu souris...
Je suis dans le miroir...
Je me meurs quand tu vis...
Il y fait souvent noir...
Ton reflet, ******ie,
Est celui des grands soirs.

Désespoir, entropie et damnation
Dans le miroir des abominations.

Ce poème est plutôt métaphorique. Alors voilà on a un miroir qui reflète une réalité étrange et chaotique de notre monde. En fait, le miroir joue ici deux rôles importants. Le premier est celui d'une porte vers une réalité dure et perverse, ça fait très merveilleux et cela montre que finalement notre réalité connue vaut le coup. Le second rôle du miroir comme un miroir classique est de refléter ce qu'on y expose tel qui l'est, il invite à la rétrospective, la remise en question ; ici elle aborde le rythme frénétique de la vie et de la civilisation pour montrer que finalement notre réalité a son lot de perversions.
En fait ce poème rentre directement dans la lignée du précédent. On y sent un refus de la réalité telle qu'elle est, une vision peu élogieuse de celle ci. Par ailleurs ce sont les premiers vers du Procès de la Vie et de l'Espoir qui m'ont inspiré cette idée de miroir. Les deux premières lignes peuvent être assimilées au mythe des vampires qui ne se reflètent pas, donc ils n'ont pas d'identité, pas de place dans le monde et donc la réalité qu'ils imaginent s'efface à chaque fois qu'ils s'approchent d'un miroir.

# Posté le mardi 17 juillet 2007 09:37

Modifié le jeudi 02 août 2007 12:26

53. Questionnaire

Pourquoi écris tu des poèmes ?

On a chacun sa part d'ombre où l'on entasse ses peines, ses déceptions, ses cauchemars, ses désirs irréalisés et irréalisables. Je suis quelqu'un de sensible, qui déteste cette sensibilité et puis, je trouve ce côté obscur particulièrement développer chez moi. Faute de pouvoir assouvir mes désirs et mes pulssions dans la réalité ou même d'exterioriser ma rage, ma douleur, je le fais via les poèmes. Ce que je ne sais dire dans la vraie vie est dit dans mes textes. J'éprouve le besoin d'écrire quand la pression de ces ténèbres est trop grande et que je trouve naturellement les mots pour le dire. J'écris également des poèmes moins personnels pour faire passer un message car la poésie est une forme d'art et que l'art est souvent bon porteur de messages.


Qu'est ce qui t'inspires ?

Plusieurs choses. La première est ma part d'ombre. La seconde est une muse. La dernière est le monde qui m'entoure.


Bon nombre de tes textes sont dans une ambiance sombre et inquiétante qui empruntent parfois au gothique, es tu d'accord ?

Oui et c'est un de mes défauts. Je vois le monde en noir, je me vois en noir, il est donc normal que je raconte cette obscurité. Enfin tout dépend de mon sentiment général mais en fait je suis fanatique de fantastique, de magie des secrets, des éléments inquiétants et intriguants. Je me sers de cet ésotérisme comme univers pour y intégrer ma conscience et ouvrir ce monde aux lecteurs. J'ai parfois essayé de faire des poèmes plus joyeux mais étant dans une passade d'amer déception de la vie en général je suis plus axé sur la folie, le secret, l'ombre insidieuse. Je ne revendique aucun genre ni aucune catégorie ; ce que je fais est unique comme ce que chacun produit de soi même.


Quelles formes utilises tu ?

Le plus souvent j'aime composer librement en démarrant sur un rythme pensé et le reste des lignes sera dicté par ce que j'ai à dire, ni plus ni moins. J'utilise également des formes fixes ; cela est comme un défi pour moi si j'ai trop de choses à dire ou pas assez je trouve que c'est l'idéal. L'imposition d'une forme inflexible fait travailler sur l'implicite et force à jouer entre les lignes, c'est très intéressant comme méthode et très efficace à mon sens.


N'as tu pas peur de choquer ?

Mes écrits sont d'abord pour moi, pour m'extérioriser et quand je les relirai, ils me serviront de mémento, je saurai exactement ce que je pensais, ce que je ressentais au moment où je l'ai écrit. C'est aussi pour ceux qui veulent me connaître. Je suis de nature discrète et timide pour ce qui est de mes pensées du moins. Les poèmes reflètent parfaitement mes goûts, mes rêves etc... Choquer n'est pas le but, lis qui veut lire.


Qu'essaies tu de faire en publiant tes poèmes ?

Les publier sur un site me permet d'avoir une base de données importante, j'ai tous mes textes sous la main c'est très pratique et peut être important. Je n'essaies pas de me distinguer ni de me prouver quelquechose, j'essaie de faire le vide dans mon esprit, amener la réflexion sur ce que je souhaiterai, ce qui se passe etc...


Dans certains poèmes, tu emploies le "je". Ce dernier correspond il à ce que tu es vraiment ?

Oui et non. Mes poèmes content un monde merveilleux et le "je" est la projection de ce que je voudrais être et de ce que je ne suis pas forcément mais il y a toujours un peu de moi qui parle avec ce pronom.


Quelques mots sur Miam ?

Miam est ma plus majestueuse muse, du moins était. C'était ma meilleure amie et beaucoup de choses me plaisaient en elle. Je la croyais directement sorti de ce merveilleux auquel je rêve, j'ai alors décidé de la sacrer comme ma muse personnelle. Aujourd'hui, même si elle m'inspire encore, ce n'est plus le même sentiment et cette muse, Miam n'a pas évolué avec le véritable personnage. Il est resté un spectre, un idéal d'un être incroyable qui a existé pendant un certain moment.


Et maintenant, cherches tu une muse ?

Avoir une muse est vraiment bien pour écrire... Mais pas obligatoire. Je ne sais pas encore vraiment si je dois prendre une nouvelle muse ou conserver l'ancienne. En réalité j'ai peur de changer et de devenir ce que je ne veux pas être en changeant de muse et en me trompant. Il y a cependant une candidate potentielle mais seul l'avenir nous révèlera si elle deviendra seule muse ou non.

Ca fait un an que tu as ouvert ce site, quel constat en fais tu ?

Je suis content du résultat car il n'a pas fermé malgrès des périodes creuses. Les lecteurs aussi sont restés et je les remercie car ils ont beaucoup joué sur l'évolution de ce site. J'ai écris une cinquantaine de textes retracant mon histoire et on voit clairement lévolution et j'espère que mes textes continueront à plaire.


Vas tu continuer à écrire ?

Bien sûr. Je suis beaucoup de conseils et de soutiens que l'on m'a prodigué. En fait plus j'en écris, plus j'ai envie d'en faire un recueil et donc d'en ajouter encore plus (je suis très loin de pouvoir publier un "Fleurs du Mal"). La difficulté actuelle est de trouver de quoi parler. Je pourrais beaucoup de choses sur beaucoup de sujets mais je ne sais pas par où commencer ni quels mots employer. Une seconde raison qui fait que la production est à la baisse est que les poèmes que j'écris actuellement sont très personnels ou trop extrêmes et je décide alors de ne pas les montrer.


As tu déjà des idées ?

Quelques unes. J'ai un titre "Le Coeur dans les Ronces". J'ai aussi l'intention de faire un poème qui montrera deux visions que l'on peut avoir sur moi au travers d'un miroir qui pervertit la réalité (mais quelle est la réalité?). J'ai aussi l'intention d'en faire un, inspiré du Ragnarok et/ou Niflheim.

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 19:04

Modifié le jeudi 02 août 2007 12:26

52. Le Procès de la Vie et de l'Espoir

52. Le Procès de la Vie et de l'Espoir
Miroir, ô mon miroir, pourquoi suis je en vie ?
Alors que je pourra dormir, loin, tout en haut.
Les sentiments ne me sont qu'une maladie.
Miroir, miroir, dis moi pourquoi, dis ô mon beau ... !

Même si je n'ai aucun plaisir de vivre,
J'ai eu beaucoup trop de malheurs, à en être ivre.
Même si ces malheurs sont bénins à vos âmes
(Et j'aurai préféré mourrir à une guerre),
Dans mon esprit fragile, l'espoir était la lame.
J'ai transformé le tracas en mon grand enfer.
De ce même trou, je tiens en procès la Vie,
Pour m'avoir noyé et l'espoir, son grand ami.

"Respectons les", car sans eux,on ne souffrirait pas.
On accepterait tout avec le coeur des anges.
Ils tiennent l'illusion jusqu'au trépas,
C'est à pire que la mort que vont vos louanges.
Les arguments de la chaîr et du vin sont leurs
Mais so on inspirait à soi même l'horreur ?
Notre créateur nous trouve trop exigeants
Mais il nous laisse dans notre confinement.

J'accuse la vie et l'espoir de nous mentir.
Je les accuse de nous laisser tous mourrir.
Et si dans la mort, il n'y a plus aucun être
C'est pour conserver le mensonge parfait, intact.
Quelle est la réalit que l'on croît connaitre ?
Ils doivent, comme nous, répondre de leurs actes
Mais le Purgatoire pourrira avant eux;
Même les Guerres n'ont eu aucun vrai aveu.

Qu'y a t'il de si merveilleux à saigner,
Agoniser et pourrir sur le passé ?
Que gagne t'on quand on leur rend nos souvenirs ?
Ces succubes ont soif de douleur et de malheur.
Nous sommes les cobayes sur leurs chevalets.
Si j'avais pu encore une fois, vous sourire,
Peut être que j'aurai récolté tous vos pleurs.

La Vie et l'Espoir sont les deux plus grands...

Menteurs

Un poème qui exprime un ras le bol vis à vis du "destin" et des "c'est la vie". J'ai ptet été loin, mais il fallait bien faire passer le message et je mesuis limité tout de même.

# Posté le jeudi 07 juin 2007 10:05

Modifié le jeudi 02 août 2007 12:25

51. Si tu lis ce Poème

51. Si tu lis ce Poème
Ecoute moi, car je te dis que je t'aime.
Ecoute moi, rien que pour une fois.
Ecoute moi, si je te lis ce poème.
Ecoute moi, restons seuls, que toi et moi.

Ecoute moi, rien que pour une fois.
Regarde moi, je veux toujours t'admirer.
Ecoute moi, restons seuls, que toi et moi.
Regarde moi, comment je pourrais t'aimer.

Regarde moi, je veux toujours t'admirer.
Regarde moi, ne me laisse pas partir.
Regarde moi, comment je pourrais t'aimer.
Regarde moi, même si je dois rougir.

Regarde moi, ne me laisse pas partir.
Enlace moi, je veux dormir sur ton ventre.
Regarde moi, même si je dois rougir.
Enlace moi, afin d'investir mon antre.

Enlace moi, je veux dormir sur ton ventre.
Enlace moi, je te servira toujours.
Enlace moi, afin d'investir mon antre.
Enlace moi, enchantons chacun des jours.

Enlace moi, je te servirai toujours
Ecoute moi, car je te dis que je t'aime.
Enlace moi, enchantons chacun des jours
Ecoute moi, si je te lis ce poème...

Pantoum, enfin, un !!! Aux premiers abords, je peux parâitre égoiste en écrivant ce texte mais faut penser à la contre partie. En fait, ce n'est pas une demande d'ordre ou d'obéissance mais de pitié et d'acceptation de moi. Le "Tu"? C'est Miam.

# Posté le lundi 28 mai 2007 09:02

Modifié le jeudi 02 août 2007 12:25

50. Au Royaume du Crépuscule

50. Au Royaume du Crépuscule
Nous nous levons avec le solei sous la terre.
Nous souffrons de l'aube à la tombée de la nuit.
Même nos lèvres restent froides comme le verre.
Tu n'es pas comme nous, ne viens pas ici.

Au royaume du Crépuscule...

Oublie la lumière du soleil,
Car, ici, c'est avec du sang que l'on veille.
Là, tant de fantômes et de vampires,
Tant de coeurs oubliés à faire plaisir.

Et toi, si tu passes la frontière,
Tu le payeras de ta chaîr.
Mais si on ton âme est remplie d'innocence,
Il nous faudra monter une potence.

Nous voulons tous les secrets les plus insidieux,
Même les plus sanglants et les plus érotiques.
Car dans le Crépuscule, tout est loin des yeux.
Tuons la lumière froide et patéthique.

Au royaume du Crépuscule...

Longtemps nous avons traqué les cristaux
Pour faire toute une cité tombeau,
Pour retrouver la gloire du passé.
Car seule le vécu nous fait respirer.

Partageons tous nos nuits de terreur,
Allongeons nous sous les saules pleureurs.
Le mot "amour" salit ta tendre bouche.
Il ferait tant mieux que je la touche.

Et ceci pour toute l'éternité.
Ainsi va la passion rêvée
Au rouyaume du Crépuscule...

Quand les socières reculent
Et quand rêver devient enfer,
Disparâitre est la chose à faire.

Au rouyaume du Crépuscule...

Pas d'horloges, il est toujours minuit;
Tant que les fantômes sont sur mon lit.
Mais elle me montre ce qu'est sourire,
Une nouvelle ville à envahir.

Je sens son souffle, si pur, si doux.
De plus, je lècherai bien son cou.
Une fois je l'ai aimée de mon âme
Pour devenir l'esclave de madame...

Nous nous levons avec le solei sous la terre.
Nous souffrons de l'aube à la tombée de la nuit.
Même nos lèvres restent froides comme le verre.
Tu n'es pas comme nous, ne viens pas ici.

Nous voulons tous les secrets les plus insidieux,
Même les plus sanglants et les plus érotiques.
Car dans le Crépuscule, tout est loin des yeux.
Tuons la lumière froide et patéthique.

Et le monde du jour s'effondre...



Le poème étant très long, j'ai décidé de faire le commentaire sur un article à part (tout ça pour dire que j'ai un article de plus).

I. Thème

Le sujet abordé ici est une idée que j'ai toujours eue et qui s'inspire de plusieurs "exemples". Il s'agit de la conception d'un monde du crépuscule auquel je me dis que j'appartiendrais bien car en ce monde je me sens mal. J'étouffe à l'aube et chaque lever de soleil me rend un peu plus mélancolique alors qu'au crépuscule j'ai la forme et c'est là que je commence à rêver, à écrire... C'est un monde fantastique où l'on trouve des vampires, des fantômes et l'amour "parfait".

II. Grandes lignes

1ere strophe : Présentation rapide des êtres qui composeraient le crépuscule. La métaphore du soleil sous la terre est en fait le passage de l'astre sous l'horizon, il s'enfonce dans la terre du lointain pour donner l'impression d'aller dans le sous sol.

2eme strophe : Encore une présentation du crépuscule. J'explique que ce qui fait la vraie joie n'est pas la lumière solaire mais le sang qui continue de couler dans les veines. Le dernier vers explique que celui qui est au crépuscule est oublié, triste, en attente d'affection.

3eme strophe : Ces vers avertissent qu'à la manière que les autres me rejettent, je rejette les autres.

4eme strophe : Les trois premiers vers indiquent que l'on est en quête de secrets car en tant normal, personne ne nous voit sauf si on se confie à nous. Le dernier vers est juste l'idée que l'idée de vouloir tout réussir seul et d'accéder au bonheur est un peu patéthique. Le terme "lumière froide" renvoie également à l'aurore.

5eme strophe : Ceux qui fait avancer les habitants du crépuscule.

6eme strophe : Les deux premiers vers est une vision de l'amitié et les deux suivants montrent qu'il est préférable d'agir au lieu de se contenter de dire "je t'aime".

7eme et 8eme : Cause et conséquence pour la vie d'un habitant du crépuscule. Il cherche un idéeal et finit par se torturer et disparaître.

9eme : Seule celle qui m'apprendras à sourire me tirera de la nuit éternelle et exorcisera mon lit.

10eme : no comments here...

# Posté le lundi 28 mai 2007 08:38

Modifié le jeudi 02 août 2007 12:25