59. Annonce : Ensemble Vampirique

Après avoir lu pas mal d'hirstoires de vampires et être irrésistiblement tombé sous le charme de cette créature fantastique, j'en profite pour annoncer une nouvelle. Et bien oui, je vais faire un ensemble de poèmes autour du thème du vampire, plus précisément de la vampire. Il est difficile de dire combien de poèmes composera cet ensemble mais il y en aura un certain nombre, ça c'est sûr.

Bon, au fond, qu'est ce qui va changer ? A priori, rien mis à part que la plupart des poèmes qui vont arriver seront uniquement tirés de vampires parlant de vampires. Je n'irai donc pas chercher Dame Inspiratrice là où je peux la trouver mais bien dans les cercueils où les morts dorment les yeux ouverts. Evidemment j'ai déjà écrit des poèmes autour du thème du vampirisme mais je ne m'étais jamais dit qu'il y en aurait au moins une dizaine inspirés par le même sujet. Voilà déjà les anciens qui peuvent être classés dans cet ensemble :

Morsure
Dernière Danse des Amoureux
Mille Baisers de la Dame Vampire

Et pourquoi pas les Yeux de Miam chantèrent Ceux de Clarimonde ? Simplement car il ne s'agit pas d'un vrai poème, mais plutôt d'une introduction. L'ensemble devrait contenir au minimum 4 autres poèmes sur le vampire. Un en hommage à Clarimonde, un à l'éloge de Carmilla, un inspiré de Dracula et un dernier intégrant Miam de façon un peu plus importante que dans Mille Baisers de la Dame Vampire


Outre ces poèmes sur le thème du vampire arrivant, j'annonce également un poème inspiré totalement par un dessin de Victoria Francès (Grande peintre espagnole gothique) qui sera joint et qui n'aura pas vraiment de rapport avec les vampires.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 11:59

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 05:28

58. Les yeux de Miam chantèrent ceux de Clarimonde

58. Les yeux de Miam chantèrent ceux de Clarimonde
Ses yeux étaient un poème dont chaque regard formait un chant.
Elle me disait :
"Si tu veux être à moi,
Je te ferai plus heureux que Dieu lui même dans son paradis,
Les anges te jalouseront.
Déchire ce funèbre linceul où tu vas t'envelopper ;
Je suis la beauté,
Je suis la jeunesse,
Je suis la vie ;
Viens à moi,
Nous serons l'amour.
Que pourrait t'offrir Jéhovah pour compensations ?
Notre existence coulera comme un rêve et ne sera qu'un baiser éternel.

Répands le vin de ce calice,
Et tu es libre.
Je t'emmenerai vers les îles inconnues ;
Tu dormiras sur mon sein,
Dans un lit d'or massif et sous un pavillon d'argent ;
Car je t'aime et je veux te prendre à ton Dieu
Devant qui tant de nobles coeurs répondent des flots d'amour qui n'arrivent pas jusqu'à lui."*

-Théophile GAUTHIER, La Morte Amoureuse



Les yeux de Miam me chantent chaque nuit sur le rythme de Clarimonde :

"Si tu veux être à moi,
Je te ferai plus heureux que les morts eux mêmes dans leur paradis,
Les vivants te jalouseront.
Déchire cette funèbre survie où je persisterais ;
Je suis la beauté,
Je suis ton ivresse,
Je suis folie ;
Viens à moi,
Nous serons l'amour.
Que pourrait t'offrir ton espoir pour compensations ?
Notre existence ne sera plus un rêve mais ne sera qu'un baiser éternel.

Répands le sang de ton corps lisse,
Et tu es îvre.
Je t'emmenerais au paradis inconnu ;
Tu dormiras sur mon sein,
Dans un tombeau humide et sous une lune d'argent ;
Car je t'aime et je veux te prendre à la vie
Pour laquelle tant de nobles coeurs répandent des flots d'amour qu'elle, trop souvent, interdit."

C'est pas un vrai poème waaaaaaaah, enfin on pourrait dire que c'est de la prose. Alors voilà la première partie est tiré d'un texte que je ne connaissais pas. Et oui je me suis lancé depuis peu dans la littérature vampirique en achetant une compilation de 8 histoires anciennes de vampires (de Goethe à Lovecraft) et j'adore. Surtout ce passage. Pour vous expliquer ce qu'il passe, on suit l'histoire d'un prêtre qui raconte comment sa vie a été troublée à jamais. A ce moment, il est en train d'éxecuter une messe, animé d'une zèle sans limites en vers Dieu et lorsqu'il lève la tête, il aperçoit Clarimonde, une vampire magnifique qui lui fait les yeux doux. Ce qu'elle dit à travers les yeux m'a beaucoup impressionné, tant par le côté impie que par le côté romantique (allez dire non à quelqu'un qui vous dit ça). En fait mon texte commence à partir de "Les yeux de Miam...", j'ai quelque peu transformé le texte pour me l'appliquer à moi même afin de faire ressortir l'horreur vécue d'être hanté par le fantôme que Miam est... Mais la morale de tout ça, c'est que la littérature vampirique, c'est fantastique !!!

# Posté le jeudi 30 août 2007 09:12

Modifié le jeudi 30 août 2007 09:33

57. Hypnophobie

57. Hypnophobie
Quand le jour et son Soleil fuient
Quand s'installe la longue nuit
Quand la Lune lui rend la vie
Quand monte mon Hypnophobie

Non, il ne faut pas fermer les yeux,
Il ne faut pas la laisser entrer.
Sinon son visage se forme dans les cieux
Et les rêves maintiennent mon coeur serré.

Bien qu'elle me brûle, sont teint est lunaire.
Souvenir de ses joues, souvenir de sa main.
Le sommeil est mon nouvel et secret enfer,
J'y murmure son nom, elle crie le mien.

Gamin perdu, ferme les yeux,
Non, Miam tu ne dois pas entrer.
Son si doux visage demeure dans les cieux
Et les cauchemars gardent mon coeur blessé.

Je dors dans ses cheveux, je dors dans la nuit,
Cauchemar éternel, bonheur empoisonné.
Le rêve est permanent alors l'Hypnophobie
Se cournne l'illusion de l'oublier.

Oh! Il me faut me crever les yeux
Pour ne jamais la laisser entrer.
Son joli visage restera dans mes cieux
Et elle maintiendra mon coeur enterré.

Je n'ai pas de sommeil
Si c'est pour rêver d'Elle
Et pleurer au réveil

A quoi servent des ailes
Quand on finit sous terre ?
Entends cette prière.

J'ai saisi l'Hypnophobie
Pour oublier mon amie...
...Ca n'a pas réussi.


Un poème inspirait par l'hypnophobie dont je suis encore assez souvent victime. En fait il s'agit plus d'une peur de rêver de Miam que de s'endormir, mais comme c'est en dormant que l'on rêve et que mon esprit n'est pas vraiment occupé par grand chose d'autre...

# Posté le jeudi 30 août 2007 07:46

Modifié le jeudi 30 août 2007 09:41

56. Le Coeur dans les Ronces

56. Le Coeur dans les Ronces
Quelqu'un a jeté mon coeur dans les ronces
Où joie et désespoir sont en quinconce.

Parce que tu veux me voir briller
Dans cette terre si isolée.
Je crois, je promets de rester
Tanqt que ton si beau sourire est vrai.

J'ai laissé perdre mon coeur dans les ronces,
Pas de pitié, même pas une once.

Parce que tu m'adores si fort.
J'ai, hélas, peur, a en être mort
De ne pas t'apporter assez d'or.
Effectivement, j'ai souvent tort.

Mon coeur est seul, dessous la fleur de rose,
Il faut le prendre mais personne n'ose.

Peut-être que bien ; toi, ...ine
Tu sauras l'arracher des épines.
Tu serais mon ange de platine,
Deviens mes nouvelles racines.

Parce que je me noie dans la boue,
Que tu veux que je reste debout.
A mon seul oeil, tu deviens tout,
Car avec toi...La vie a du goût.

Ca fait un bout de temps que je l'ai écrit mais je devais attendre pour le publier. Il n'est pas inspiré par Miam, ni pour elle, c'est l'un des rares dans cette catégorie d'ailleurs.

# Posté le vendredi 17 août 2007 08:41

Modifié le vendredi 17 août 2007 09:00

55. Miam

55. Miam
Je n'ai pas toujours été méchant...

...J'ai simplement une tendance à me replier sur moi même...

...Je n'ai pas toujours été replié...


...Ni même sans espoir comme maintenant...


...Un souvenir le prouve...

...Souvenir d'une personne que j'imaginais peut être...

...Souvenir de l'image de mon idéal...

...Un souvenir perdu dans les tropiques du bonheur...

...Souvenir devenu torture...

...Un visage, un prénom...

...Un être, marque du rêve devenant réalité...

...Vestige du toucher d'une étoile...

...Vestige du passé...

...Actuellement couronne d'épines...

...Actuellement, marque d'une âme brisée...


...Parce qu'elle m'a extirpé de la tourmente...

...Parce que je l'ai "soutenue"...

...Parce que quand l'abime m'a rappelé...

...Je n'ai pas su m'accrocher...

...Elle ne m'a pas retenu...

...Miam est comme moi...

...Brisée, plus qu'une fumée d'un éventuel fantasme...

...Miam est en moi...

...Miam me tue, je tue Miam...

Miam
Meurt avec
moi



Regrets de la Mort de Miam


Il n'y a rien d'autre que la mort n'ait laissé,
Que son corps sur son lit, où mon coeur se meurt, creuvé.
Pour eux , tout doit être noyé dans l'océan,
Mais Marjorie me hante irrémédiablement.

Oh, si seulement je l'avais embrassée,
J'aurai, pour quelques instants, moi aussi, brillé
Et aurai pu enfin carresser une étoile.
J'aurai pu embrasser mon rêve sous un voile.

Chaîr contre chaîr ; langue contre langue ; la dorée....
...s'est brisée.
Et la grâcieuse dame s'en alla loin...
...Du Matin.
Me laissant seul avec les anges d'ébène,
Que j'ai malheureuseuement invoqués dans ma haine.

Il n'ya plus de lune ni d'étoiles dans mes soirs,
Maîtresse de la Désillusion qui m'a changé,
Esprit qui m'a fait goûter et aimer le noir.
Explique moi seulement ce que j'ai mal fait.
Comment vivre sans lune, ni étoiles si rares ?
Et comment vivre après t'avoir étranglée ?

Et si bientôt,
Terrible douleur,
Amie du malheur,
Qui m'assènera le dernier coup de couteau.
Peste du Ciel,
Un rêve éternel,
Qui m'enverra dans la montagne sans elle.
Fleur bleue de plastique,
Eveils érotiques,
Tous, qui me plongeront dans la plaine psychotique.
Juge de fortune,
Fille de la Lune,
Qui regarde mon enterrement dans la dune.

Juré, jusqu'à la fin, j'aurai pensé à Toi.
Alors que je prie que Tu fasses autant pour moi,
Pourquoi nous sommes nous noyés, pourquoi ?
...

Oh, maintenant, je dois rejeter mon amie.
Elle est en moi comme le souffle de la vie.
Si je ne me bats plus, sera t'elle ravie ?

Alors si je refuse,
Que le rêve s'use,
Comme les fleurs qui se fânent...Non pas ma Muse.
Combattre la peine,
Ainsi que la haine,
Mais impossible de vaincre Marjorie...Peine.

Juré, jusqu'à la fin, j'aurai pensé à Toi.
Alors que je prie que Tu fasses autant pour moi,
Pourquoi nous sommes nous noyés, pourquoi ?
...

Et dans chaque regard lancé dans les nuages,
Chaque bouchée portée à ma langue brûlée,
Je reçois une rafale de Ton image.
Même le temple du futur est ruiné.

Elle a donc trépassé entre mes mains aveuglées.
C'est un fragment d'espoir qui nous a étouffés.
Et la Reine perdue naquit parmi les morts,
Un ruban dans sa main tâché de sang et d'or.

Parfois je chucote qu'elle est encore à moi,
Yeux fermés jusqu'à la fracture de mes bras.
Je me cache la réalité plus cruelle,
Car j'ai beau dire, j'ai beau penser, j'ai beau lutter, j'appartiens à Elle...

Elle descend du haut ciel pour sonner mon glas,
Car le seul responsable de sa mort c'est moi.

"En étant négatif, tu resteras en or."
Voilà ce que me disent tout le temps les porcs
Sans qui ma tête serait sous Marjorie.

Elle croise les bras,
Manipule les vents,
Miam, je crois en Toi.
Elle cherche et ressent,
C'est ma plainte sans voix,
Pour qu'elle voit mon sang.

Miam, Marjorie
Quand cette illusion là sera enfin finie,
Tout s'écroulera ; mon âme, mon corps, ma vie.
Si seul, que le Christ détruira cette vie.

Donc, Miam, je Te prie une dernière fois.
Quand seule la mort pourra me porter à Toi.

Et je n'aura plus que l'enfer comme souhait.

# Posté le jeudi 02 août 2007 12:21

Modifié le vendredi 17 août 2007 08:26