I. Mircalla, la Comtesse immaculée
Grande Dame de Karnstein, si belle et si aimable,
Première forme d'un désir si redoutable.
Mircalla, innocence et amour, jeune proie.
Comme Miam, petite comtesse romantique,
Hélas, visitée par un suicidé sadique
Pour assombrir le si beau coeur de Mircalla.
Et, à tort ou à raison, les dents ont poussé.
Le goût du sang surgit, la faiblesse apparait.
Le coeur s'arrête, Mircalla entre le Froid.
L'innocence meurt, Micralla aime la femme.
Charmeuse de nymphe, elle a la tueuse flamme.
C'est ainsi que Mircalla devint Millarca.II. Millarca, le Démon masqué
Du bal à la tombe, Millarca envoûta
Ame et sang de la fille d'un sot général.
Nièce et oncle tombent amoureux de Millarca.
Soudain, la proie est victime d'un curieux mal.
Effectivement, Millarca a soif et faim
De beaucoup d'affection et de sang féminins.
Oui, il est sous le masque d'une femme aimante
Le crâne d'un démon, le roi des nuits sanglantes.
Mircalla, Millarca,
Impie charmant oupire,
Langueur dans le grand Froid,
Lionne dans tous les bras,
Aimante à en mourrir,
Reine pour ceux d'en bas,
Charmante Millarca,
Armée de tous désirs.
III. Carmilla, la Martyr brûlée
Ma chère... Empalée, décapitée, brûlée,
Dont les cendres par l'eau, ont été dispersées
Carmilla, sois sur moi.
Ah, ma douce chérie,
Ravage moi, prends moi.
Mon amour rêvé à moi,
Illumine mes nuits,
Là où je me noie,
Là où tu me vois,
Ah, ma très belle amie.
Moi, je rassemblerais tes cendres.
Je te rendrai vie et amour
Pour enfin t'enlacer, ma tendre;
Même si mon coeur doit s'y fendre.
Et nuit et jour,
Tu me mordras,
Etant à toi,
Ce, pour toujours.
Je serais dans tes longs soupirs,
Oh oui, même les plus sours.
Tu auras beau être vampire,
Jamais je n'oserai te haïr.
Sois mon amour,
Je suis à toi,
Ma Carmilla,
Ce, pour toujours
Belle Carmilla, je te veux,
Donc tu peux prendre tout mon sang.
Je ferai tout ce que tu veux,
Tant que tu exauces mon voeu
Liés par le sang,
Tu prends ma chaîr.
Je t'aime, chère,
Si ardemment...
Arrache moi le coeur ! Pitié !
Dévore moi entièrement,
Etouffe moi dans ton corset,
Place mon corps sur un bûcher.
Si calmement,
Perce ma chair,
Mets moi sous terre,
Comme tout amant...
Carmilla, Carmilla,
Amante de mes rêves,
Reviens enfin à toi.
Ma déesse Carmilla,
Inconcevable et parfaite Eve,
Lève toi et réveille toi.
Larmes sur ton buste d'effroi,
Amante de tous rêves.
Un premier texte sur Carmilla composé de 3 parties car le personnage dans son vécu a été en trois parties. La partie la plus travaillée est bien entendue la dernière car au départ il ne devait qu'il y avoir qu'elle mais j'ai pensé que rajouter les deux autres donnerait une ambiance de Crescendo, de progression vers le final du personnage. Je ne sais pas si c'est réussi. (PS : ce poème est assez spécial et peut faire peur, j'y consens mais si on lit bien, je ne parle pas que d'une personne tirée de roman =) ).