64. La Chevaucheuse de Tempête (Rêves Insidieux 4)

64. La Chevaucheuse de Tempête (Rêves Insidieux 4)
Entre deux nuages noirs, la lune éclaire tout;
La belle, toute en noire, chevauchant jusqu'au bout.

Damnation et phobie, un rêve ou un cauchemar ?
L'horrible, la jolie; la reine de la Mare.

Trop d'étoiles hurlent, pour l'entendre crier.
Bien des flammes brûlent, dans ses yeux fermés.
Elle sonne le galop, puis je tout lui donner ?
Pour Elle, rien n'est trop, même en bête scellée.

Elle n'arrêtera, qu'une fois satisfaite.
Elle se tuerait, pour combler son désir.
Puis, elle accelera, pour entrer son château.
Elle me tuerait et me baiserait la tête.
Sur son trône de joie, où il fait bon dormir,
Elle nous tuerait, pour entrer mon tombeau.

Elle hurle et crie fort, après tempête et vents.
Elle veut me couvrir d'or, celui de ses entrailles.
Et la lune l'éclaire, Elle et son cou tendant.
Paradis et enfer, la nuit de nos fiançailles.

Entre deux nuages blancs, le soleil est levé.
Les yeux ouverts, pleurant, le rêve est terminée.


Dans la continuité des Rêves insidieux. Il y a un jeu avec la nuit et le jour... La nuit bonehur, le jour malheur mais aussi sur "elle" qui la nuit se "transfrome".

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 07:36

63. Les Cendres de son Corps brûlé

63. Les Cendres de son Corps brûlé
I. Mircalla, la Comtesse immaculée

Grande Dame de Karnstein, si belle et si aimable,
Première forme d'un désir si redoutable.
Mircalla, innocence et amour, jeune proie.

Comme Miam, petite comtesse romantique,
Hélas, visitée par un suicidé sadique
Pour assombrir le si beau coeur de Mircalla.

Et, à tort ou à raison, les dents ont poussé.
Le goût du sang surgit, la faiblesse apparait.
Le coeur s'arrête, Mircalla entre le Froid.

L'innocence meurt, Micralla aime la femme.
Charmeuse de nymphe, elle a la tueuse flamme.
C'est ainsi que Mircalla devint Millarca.


II. Millarca, le Démon masqué

Du bal à la tombe, Millarca envoûta
Ame et sang de la fille d'un sot général.
Nièce et oncle tombent amoureux de Millarca.
Soudain, la proie est victime d'un curieux mal.

Effectivement, Millarca a soif et faim
De beaucoup d'affection et de sang féminins.
Oui, il est sous le masque d'une femme aimante
Le crâne d'un démon, le roi des nuits sanglantes.

Mircalla, Millarca,
Impie charmant oupire,
Langueur dans le grand Froid,
Lionne dans tous les bras,
Aimante à en mourrir,
Reine pour ceux d'en bas,
Charmante Millarca,
Armée de tous désirs.

III. Carmilla, la Martyr brûlée

Ma chère... Empalée, décapitée, brûlée,
Dont les cendres par l'eau, ont été dispersées

Carmilla, sois sur moi.
Ah, ma douce chérie,
Ravage moi, prends moi.
Mon amour rêvé à moi,
Illumine mes nuits,
Là où je me noie,
Là où tu me vois,
Ah, ma très belle amie.

Moi, je rassemblerais tes cendres.
Je te rendrai vie et amour
Pour enfin t'enlacer, ma tendre;
Même si mon coeur doit s'y fendre.
Et nuit et jour,
Tu me mordras,
Etant à toi,
Ce, pour toujours.

Je serais dans tes longs soupirs,
Oh oui, même les plus sours.
Tu auras beau être vampire,
Jamais je n'oserai te haïr.
Sois mon amour,
Je suis à toi,
Ma Carmilla,
Ce, pour toujours

Belle Carmilla, je te veux,
Donc tu peux prendre tout mon sang.
Je ferai tout ce que tu veux,
Tant que tu exauces mon voeu
Liés par le sang,
Tu prends ma chaîr.
Je t'aime, chère,
Si ardemment...

Arrache moi le coeur ! Pitié !
Dévore moi entièrement,
Etouffe moi dans ton corset,
Place mon corps sur un bûcher.
Si calmement,
Perce ma chair,
Mets moi sous terre,
Comme tout amant...

Carmilla, Carmilla,
Amante de mes rêves,
Reviens enfin à toi.
Ma déesse Carmilla,
Inconcevable et parfaite Eve,
Lève toi et réveille toi.
Larmes sur ton buste d'effroi,
Amante de tous rêves.


Un premier texte sur Carmilla composé de 3 parties car le personnage dans son vécu a été en trois parties. La partie la plus travaillée est bien entendue la dernière car au départ il ne devait qu'il y avoir qu'elle mais j'ai pensé que rajouter les deux autres donnerait une ambiance de Crescendo, de progression vers le final du personnage. Je ne sais pas si c'est réussi. (PS : ce poème est assez spécial et peut faire peur, j'y consens mais si on lit bien, je ne parle pas que d'une personne tirée de roman =) ).

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 08:14

62. Demoiselle aux Dents longues

62. Demoiselle aux Dents longues
Chère demoiselle aux dents longues,
Permettez moi de vous nourrir.
Belle demoiselle aux dents longues,
Vous êtes mon intime oûpire.

Et chaque nuit où vous venez me rejoindre
En quête de viande et de sang disponible.
Je vous tends mon corps et ma vie, prêts à s'éteindre;
Pour partager, à deux, une passion horrible;
Et, dans vos bras, je suis en train de geindre.

C'est aux rayons rasants que je provoque vos dents,
Pour que vous répandiez vos baisers sur moi.
C'est dans vos cheveux noirs que s'étale mon sang,
Car hélas, il n'y a qu'en vous que j'ai foi.
C'est sous la lune que vous me sacrez votre amant.

Tendre demoiselle aux dents longues,
Chauffez mon sang de votre corps.
Chaude demoiselle aux dents longues,
Je vous aime, même vos torts.

Ma chair est toute à vous...
Quand nous reverrons nous ?

Deuxième nouveau poème sur le thème vampirique. Ici est évoqué le désir et la dimension passionelle que peut représenter et que représente à mes yeux, le vampire. Pour information, Oupire est un autre nom pour le Vampire, il vient de l'Europe de l'Est et il commence à dater. Je pense que si vous avez peur de moi en lisant ça, vous ferez mieux d'attendre la fin de la série des poèmes vampiriques avant de relire un de mes textes ;)

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 10:02

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 10:18

61. L'Amore e morto con Te

61. L'Amore e morto con Te
Bannie par Père Sérapion de ce monde;
Alors qu'elle s'en allait à tout jamais,
L'amour décida de suivre cette blonde,
Belle à en faire fondre les glaciers.

Avec ton cher "il signor Romualdo",
Tout moi proclame "l'amor è morto".
En effet, il n'est plus aucune femme
Qui égale ta science de la flamme...

Clarimonde ! L'amore è morto con Te !

Personne n'aime et personne à aimer,
Hélas, comme toi seule le méritait.

Bella Donna ! L'amore è morto con Te !

Pour te rejoindre, je me sacrifierais
Et pour cette passion que le monde a oublié
Je tuerai celui qui t'a laissée brûler.

Tu as volé Dieu d'un homme et d'un miracle.
Depuis ta mort, la chair ne sert qu'aux spectacles.

Clarimonde ! L'amore è morto con Te !

Ah ! Et le démon peut bien se vanter
De te compter parmi ses dulcinées,
Alors qu'en surface tout est gelé...
Si, Donna, l'amore è morto con Te !

Premier nouveau poème sur le thème des vampires. Inspiré de Clarimonde, vampire tirée de l'oeuvre de T. Gautier . A travers le regret de la disparition de cette femme-démon, j'ai tentai de souligner que le monde d'aujourd'hui mettait trop à mal l'amour, le respect et la sincérité. Pour lire la nouvelle qui met en scène de Clarimonde, cliquez ici.

Je profite de ce poème pour donner quelques nouvelles, voici la liste de tous les poèmes qui seront basés sur le thème vampirique et qui devraient suivre d'ici peu :

Condamnés à Tuer
Demoiselle aux Dents longues
Les Cendres de son Corps brûlé
La Reine du Sang (la plus belle Reine du Monde)
Langueur et Passion
Le mille et unième baiser de la Dame Vampire

Il n'y aura pas de poème inspiré de Dracula car il est si populaire que ce n'est pas vraiment intéressant et que j'ai un peu peur d'écrire des choses qui ne seront pas à la hauteur de l'envergure du personnage. Et voilà.

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 09:44

Modifié le jeudi 27 décembre 2007 07:53

60. Quand la Vie et la Mort s'embrassèrent

60. Quand la Vie et la Mort s'embrassèrent
Dans une forêt coupée du reste du monde,
Près d'un ruisseau. Rien ne gronde.
Parfois, la Vie se promène dans cet Eden.
Elle a des feuilles dans ses cheveux flamboyants.
Mais cette fois est étendu, là, sous les chênes,
Le corps d'une femme endormie, resplendissant.

La Vie se penche sur lui, poussée par l'amour.
Son chaud coeur serré, elle lui donne un baiser.
Et la Vie et la Mort s'embrasssèrent ce jour.
Des lèvres de la Dormeuse coule un filet
De sang - Car son coeur se met à battre à nouveau.
Deux femmes, un instant, un baiser... De trop.

Quand la Vie et la Mort s'embrassèrent...

Toutes deux, les yeux fermés, elle s'aiment tant
Par ce baiser d'amant, ce baiser brûlant.
Lèvres contre lèvres, leurs esprits tous en flammes,
Elles restèrent ainsi, dans ce portrait romantique,
La parfaite harmonie est ces belles dames ;
Elle ne faisaient qu'une à ce moment unique.

Quand la Vie et la Mort s'embrassèrent,
Elles mirent fin à leur enfer.
Elles vécurent leurs désirs secrets,
Elles m'ont, de ce fait, transformé.

Quand la sulfureuse Vie embrassa la belle,
La Mort, grande Reine de la Paix et du Gel.


Uniquement inspiré de la peinture que je trouve magnifique. Le poème découle en fait de l'interprétation que je fais de cette oeuvre. J'associe la rousse à la vie et l'autre à la mort. La peinture étant déjà en elle très romantique à mon goût, j'ai trouvé encore plus grandiose si j'en eu trouvé la bonne intérprétation. L'idée que la Vie et la Mort s'aiment dans une forêt mystérieuse m'a tout de suite plu au point d'en faire un texte rien qu'en regardant la scène. Je ne sais pas si je l'ai bien fait apparaître mais je voulais que l'on sente que ce baiser était prohibé, la Vie et la Mort étant traditionnellement opposées mais étroitement liées.

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 05:24