69. ENFER (Et Notre Foi n'Empêchera Rien)

69. ENFER (Et Notre Foi n'Empêchera Rien)
Comment cela pourrait être pire?
La mare sature de tout sang.
On a peur de l'enfer, de souffrir...
Où sont passés les temps innocents ?

Nous irons donc tous en enfer et...
Notre foi n'empêchera rien.
Crier, pleurer, pardonner,
Prier, tout ça ne sert à rien.

Et si rien ne ne pourra jamais être pire,
Alors qu'est ce qu'il resterait à perdre si
On ouvrait les yeux sur tous les crocs de la vie?
Alors, venez et battez vous jusqu'en mourrir.

Ahh ! en enfer, mais nous y sommes, nous y sommes
Pas de démons, mais que des hommes, que des hommes

Alors prennez déjà le risque de monter
Sinon vous irez en enfer et...
Notre foi n'empêchera rien
S'isoler, ca ne sert à rien !!

Être en enfer? Mais nous y sommes, tous, déjà
Innocents et faibles, meurtriers, toi et moi
Hommes et honorables dames, vous, nous, tous
Les vieux, les jeunes, les faibles, j'ai dit "tous"

Ahh ! en enfer, mais nous y sommes, nous y sommes
Pas de démons, mais que des hommes, que des hommes

Nous irons donc tous en enfer et...
Notre foi n'empêchera rien.
Crier, pleurer, pardonner,
Prier, tout ça ne sert à rien.


Le premier poème d'Ardeur des Vivants. Inspiré du Procès de la Vie et de l'Espoir sauf qu'ici l'exhortation est intégrée. L'idée est de considérer la vie présente comme l'enfer et donc le futur ne peut être que plus beau. Un texte à double sens, j'ai essayer de mettre un peu de vitesse, de brutalité pour donner un côté "coup de pied aux fesses" pour donner envie d'aller de l'avant.

# Posté le mardi 08 avril 2008 23:35

68. Annonce: Les cycles de l'Ardeur et du Jardin

Tadaaaa Grand Retour depuis le 15 Février (j'ai perdu mon rythme du texte au mois mais tanpis.)

Après un lourd manque de temps pour écrire, l'inspiration et quelques minutes vont enfin s'offrir à moi et à mon âme en turgescence.

Ne cherchez pas de poème sur cet article, il n'y en a pas. A la place j'annonce 2 autres cycles comparables à celui des vampires qui d'ailleurs pour lui donner un peu de style a été rebaptisé "Lettres aux Dents Longues". Les deux prochains cycles ont pour noms "Ardeur des Vivants" et le "Jardin Fantastique".


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Bon, Jykten, il y a bientôt un an, tu avais déjà répondu un questionnaire pour la première année de ton journal (pas d'américanisme ici :p). Celui ci devrait donc annoncer quelque chose d'important, qu'est ce?

En effet, ca va faire un an que j'ai répondu à une première série de questions et j'y ai pas mal pris goût. Cette fois j'ai des choses à dire concernant l'avenir, le passé, où j'en suis et pas seulement sur le plan de mes écrits. Mais c'est avant tout pour annoncer les deux prochains cycles qui devraient m'occuper pendant assez longtemps.


Alors justement, puisque tu abordes ce sujet, tu nous as dit les noms, Ardeur des Vivants et le Jardin Fantastique. Le premier nom semble un peu contradictoire avec ce que l'on connaît de toi, tu as beaucoup écrit contre la vie, l'espoir et a beaucoup dépeint de bonheur en noir, qu'est ce qu'on y trouvera exactement?

Oui, c'est contradictoire et son contenu l'est encore plus. Durant mes heures noires, j'ai décidé de demander de l'assistance à certains endroits où j'ai entendu et rencontrer pas mal de gens se plaindrent. Leurs problèmes étaient plus ou moins importants et cela m'a donné une envie de remonter la pente, d'arrêter de glisser et après de leur montrer. L'idée a évolué au fur et à mesure que les circonstances allaient dans mon sens. J'ai ensuite relu ce que j'avais écrit jusque là, c'est beaucoup de dépression, de tristesse, de regret, de noirceur glaciale et lente. Je me suis dit, que si une de ces personnes me lisait, il voudrait certainement en finir =) Alors j'ai voulu changer ça en apportant des textes dotés d'un nouveau message, celui de ne pas se laisser abattre.


Tu en as donc fini avec l'ombre et les larmes?

Non. Les textes resteront dans un esprit ténébreux mais au lieu que ce soit du noir de regrets, c'est du noir de rage, de haine. J'exprime en fait toujours ma haine pour la vie, pour les injustices qu'elle comprend mais d'une certaine façon à ce que cela donne envie aux gens qui liront de crier, de s'évacuer pour après mieux s'apaiser et repartir sur la bonne route. Je ne dis pas que le monde est rose, je passe vraiment du fatalisme à la violence, la haine qui décharge l'esprit.


Combien de textes comprendra ce cycle?

Je verrai bien 5 pour l'instant. C'est un sujet qui demande énormément de travail car la brutalité s'allie souvent avec la simplicité ce qui rend très difficile de tenir un assez long texte. Ensuite j'ai le souci de faire remonter le plus de monde possible, il faut donc que je couvre le plus de problèmes possible; rester large et à la fois précis. Il faut donc bien travailler les rythmes, les mots. Il y a déjà E.N.F.E.R (Et Notre Foi n'Empêchera Rien) et la Marche des Vivants qui sont prévus. Pour le reste, je ne sais pas vraiment encore. Je n'en ferai pas beaucoup car ils livrent des idées qui chez moi fonctionnent très mal, j'arrive à me décharger mais ca n'arrête pas pour autant mes souffrances, ca ne me donne pas encore assez de force.


L'autre cycle alors, le Jardin fantastique, que peux tu nous en dire?

Il sera publié après l'Ardeur des Vivants et le nom est susceptible de changer. Ca sera une sorte de retours aux sources. ll s'agira de bouts de bonheur assombris constituant une sorte de pays de conte de fées marqué par une sorte de malédiction. Cette malédiction sera moi et l'influence de Miam. Il ne faut pas se méprendre sur le symbole de cette phrase, la malédiction, c'est le Moi admirant Miam, et le monde de conte de fée, le jardin, c'est le monde qui m'entoure, qui me rejette comme la blancheur des mondes de contes rejettent le sang, la mort et tout ce qui va avec.


Tu jouerais donc le rôle de la mort, de l'enfer de ce monde? Ou plutôt une bête déboussolée?

Un peu des deux. Je n'ai pas la prétention de dire que je suis le Mal ou même un de ses représentants mais c'est le sentiment de souillure. A force de se sentir rejeter, on finit forcément par éprouver de la haine, et donc, on se voit détruire les choses, les gens. C'est aussi une rétrospective que je fais, j'ai beaucoup détruit de choses qui semblaient bonnes et détruit des gens qui semblaient innocents. Mais il y a aussi le côté incompréhension. On ne comprend pas pourquoi on ne nous comprend pas et à la manière de certains contes sombres, je suis un peu une de ces créatures qui cherchent du bien, du réconfort, à faire de belles choses mais qui, malgré tous ses efforts, n'arrivent qu'à la destruction, la tristesse, le regret. Cette dualité sera présente dans les textes, elle l'était déjà mais elle le sera plus illustrée dans ce cycle.


Tu as parlé de Miam. Peux tu développer?

C'est un retour aux sources à double sens. Les textes racontent un monde qui est fait pour Elle, mais les textes ne parleront pas forcément d'Elle et ne lui seront pas dédicacés. Il s'agit en quelque sorte d'un monde construit pour Elle, et comme lors d'un spectacle, Elle n'aura qu'à le contempler. C'est aussi un retour aux sources personnelles, un devoir de mémoire qui revient car cela va faire 2 ans dans très peu de temps qu'on est vraiment devenus amis, Elle redevient donc le centre de l'inspiration alors qu'Elle était un peu moins présente dans les "Lettres aux Dents longues" et carrément absente de l'"Ardeur des Vivants".


Qu'attends tu avec un tel hommage?

Je n'attends rien d'Elle, ni des autres, je remercie simplement ceux qui m'ont lus jusqu'ici. En fait, il y a bien une chose que je pourrais attendre de Miam, c'est qu'Elle lise ce cycle. C'est plutot pour moi, une millionième tentative de m'accorder avec mon passé.


Tu vas commencer deux autres cycles successivement, cela signifie que tu ne reviendras jamais sur les Vampires?

Non. Cela veut dire que les textes à venir vont parler d'autres choses mais je ne ferme pas mes cycles. Si je fais un poème sur les Vampires dans l'avenir, il sera placé dans son cycle. Les cycles sont plus une catégorie que de véritables ensembles à la manière d'albums de musiques qui une fois compilés restent fixes. La dénomination de cycle vient du fait que c'est une période donnée assez courte où la majorité des textes vont se concentrer sur un sujet plutôt qu'un autre. Je ne vais pas, si je fais un poème sur les Vampires m'amuser à répéter qu'il rentre dans le cycle "Lettres aux Dents longues", à moins que je trouve un moyen simple de le signaler =) Comme ça si quelqu'un ne voudra lire que les poèmes sur les Vampires, il n'aura qu'à les rechercher ou me les demander et je leur enverrai via courriel car la poste m'a récemment fait défaut =)


Que feras tu après ces deux cycles?

Aucune idée. C'est déjà rare que je vois aussi loin dans l'avenir =) En effet, ces deux cycles devraient me prendre jusqu'à fin ou moitié de Juillet. On avisera en temps voulu.


Quelque chose de plus anécdotique maintenant, c'est une nouvelle recrue dans le cercle de tes lecteurs, Vinciane. Que peux tu nous en dire?

=) Oui, hum. C'est une fille que j'ai rencontré justement aux milieux de personnes qui se plaignaient. Elle ne se plaignait pas mais on s'est rejoint à l'aide des autres et le courant est passé. Elle vit quelques part dans la Charente et écrit des nouvelles et travaillent sur des romans. Pour faire un tour dans son journal (toujours pas d'américanisme) c'est Cellequivainc son petit pseudonyme. Je suis très content de l'avoir rencontrée et j'espère ne pas trop la traumatiser =)

Et voilà, fini pour cette fois. Le prochain texte qui sera en ligne est E.N.F.E.R.. Il devrait être mis ce week end (probablement dimanche). Pas de date pour Marche des Vivants qui sera le suivant. J'arrêterais le cycle Ardeur des Vivants avant le 21 Juin.

"Et la Reine souria en voyant la terreur figé sur le visage de son esclave dont la tête reste coincée entre les genoux de la Dame, détachée du corps qui nourrit les rats dans un coin"
-Phrase inspiratrice de la Reine et l'Esclave (cycle du Jardin fantastique).

# Posté le mardi 08 avril 2008 15:00

Modifié le mardi 08 avril 2008 23:46

67. Condamnés à tuer

67. Condamnés à tuer
La jeune fille déçue par son charmant prince
Décida qu'elle ne donnerait plus de larmes;
Détruire sa vie avec une lame mince;
Allers et retours dans son ventre de son arme.

Voilà comment se venge une femme trahie,
Qui après avoir déchiré peau et nuit,
Se noie dans une si ténébreuse agonie;
Ses dents grandissent et, son oeil, à nouveau luit.

Maintenant, hélas, elle manque d'amour;
Elle a soif de larmes rougies ou translucides,
Elle a faim de viande, dont celle de la cour;
Toujours seule au milieu de ses homicides.

Plus elle prend de vies, plus elle se sent seule.
Et plus elle est triste, plus elle est affamée.
La voilà coincée, dans un enfer parfait.
Jusqu'au jour où je vis son corps dans le linceul.

Depuis lors, je suis son secret amant,
Celui qu'elle aime et qui donne tout son sang.
Enfin son amour est passé devant sa faim.
Elle baise, plus qu'elle ne mord, mes deux mains

Mais c'est au lever d'un soleil insidieux
Et, tandis que je restais silencieux,
Elle prit tout mon sang, perdant son cher coeur.
Maintenant, elle erre, dans les bois de l'horreur.



Une vision patéthique du vampire; ici, un peu comme le Mille Et Unième Baiser de la Dame Vampire, j'ai essayé de faire en sorte qu'on finisse par "plaindre" la vampire. Cette fois, elle est vraiment innocente si on peut dire. Du début à la fin, elle s'enfonce dans le malheur et quand une lumière semble enfin percer ses nuages, elle gaffe et tout s'écroule. Si on veut me situer dans le texte, car on peut toujours me situer =) car je me situe toujours dans mes textes. Il y a la place explicite, le mec qui essaie d'aider lavampire à surmonter ses démons et l'autre où il faut creuser et être au courant des actualités: on peut dire que la vampire incarne ce que jressens, un désespoir sans fin et quand on croit enfin trouver une porte, on débouche sur une nouvelle impasse. D'ailleurs c'est plutôt sympa de prendre un personnage totalement différent pour montrer de façon cachée ce qu'on ressent, je le ferai plus souvent tiens =)

# Posté le vendredi 15 février 2008 15:54

Modifié le samedi 16 février 2008 10:09

66. Le Mille-et-Unième Baiser de la Dame Vampire

66. Le Mille-et-Unième Baiser de la Dame Vampire
Sous la pâle lune, dans un grand cimetière,
Une ombre penchée sur un cercueil dans la terre,
La lionne pleure sur les restes de sa proie.
Elle lui mumure une dernière fois:

"Ô mon cher, mon amour, mon petit coeur gelé;
Le goût de ta peau continue de me hanter,
Jamais je ne retrouverai pareille viande."


Sur la boue humide, dans le vieux cimetière,
Une dame hurle sur un cercueil dans la terre.
La vampire lèche les restes de sa proie.
Elle le carresse pour la dernière fois:

"Souviens toi, mon cher, ce baiser interminé...
J'irai te chercher au ciel si je le pouvais.
Jamais je ne retrouverai pareille viande."


Dans la froide brume, dans un trou dans la terre,
La femme est allongée sur le corps de son cher.
La succube adore les restes de sa proie.
Elle lui fait l'amour pour la dernière fois:

"Laisse moi prendre ce que j'aime chez toi;
Ta tendre langue que je garderai pour moi."


Elle plongea ses dents dans la bouche du mort
Pour repartir avec un morceau qui se tord.

La suite des Milles Baisers de la Dame Vampire, il s'agit que la femme revient sur le corps de sa victime car elle en est encore amoureuse. Chacun sa façon de dire à la fois "Adieur" et "Merci" ^^

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 10:13

65. Si la Douleur continue

65. Si la Douleur continue
J'ai tellement crié ton prénom,
Si tard; digne de mon ambition
Et la peste sortir de ta langue.
Maintenant je survis pour jamais,
Je n'aurai jamais cru un si grand manque.
Dis moi tes vices; fais moi vomir
Car je ne veux plus jamais dormir.
Tu peux détruire mais pas recréer.
J'aurai pu aimer autre que Toi...
Mais Tu ne m'as pas laissé ce choix !

Alors j'enfonce mes dents dans le tissu.
C'est là, le mieux à faire que j'aurai pu.
Mais j'ai tellement à voir et à apprendre.
Miam, ca n'en finit pas, il faut me reprendre.
Si la douleur, malgré tout, continue...
Alors je crie, arrête tout et me tue.

Dis moi que la vie en vaut la peine.
Admire la folie mais sans haine.
Je ne pensais pas la route si sèche.
Ton prénom au bout des levres rèches,
Avec ton visage au fond des yeux.
Pitié, attends moi en haut des cieux.
Mon avenir est le noir passé,
Je l'ai voulu et tu me l'as pris.
Brûle moi ou cous moi tout entier.
Dis mes pensées, lis ce que j'écris.
Prie pour moi car je suis dans la fosse,
Car toutes vos promesses sont si fausses.

Alors j'enfonce la lame dans ma peau.
C'est là, le mieux à faire que j'aurai pu.
Mais j'ai tellement à voir et à apprendre.
Miam, ca n'en finit pas, il faut me reprendre.
Si la douleur, malgré tout, continue...
Alors je crie, souffre et quitte le bateau.

Un poème inspiré d'un rythme de chanson. Le but étant de montrer la contradiction qu'il y a souvent entre mes pensées. Malgré l'aspect fouilli que j'ai essayé de donner, il y a un vrai sens et il y en a même plusieurs... Je ne vais pas tous les décrypter mais il y en a qui ressort suffisament pour rapprocher ce texte du Procès de la Vie et de l'Espoir. C'est l'idée d'une dégradation qui a terme se voudrait létale. Un texte très sombre qui est bien plus centré sur moi que sur ma Muse ou autre chose, c'est assez rare et j'espère ne pas vraiment les refaire car j'avoue qu'ils sont un peu effrayants.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 08:52